Quand j’étais jeune, je ne saurais dire en quelle année du primaire, dans les cours de Sciences Humaines «Géographie» ont parlait des endroits où nous avions été. Pour certains ça se limitait au Québec, certains aux maritimes durant les vacances estivales et quelques rares chanceux l’Ontario ou la Floride. Déjà, à l’âge de 7 ans environ je pouvais colorier les états de New York, New Jersey, Delaware, Maryland, le District de Columbia (Washington DC), la Virginie, les Carolines du Nord et du Sud, la Géorgie et la Floride. Plus tard s’ajouterai l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse. Beaucoup de milages pour les 12 ou 15 premières années de ma vie! Mais pourtant il restait tant à découvrir.
Si un jour ont m’aurait dit que j’irais à Hollywood, Cincinnati, Cleveland, Detroit (rendu une destination quasi-hebdomadaire!), Phoenix ou n’importe quelle autre métropole nord-américaine dont certaines je connaissais seulement parce qu’il y avait soit une équipe de hockey, comme Minneapolis avec les défunts North Stars, ou de baseball, comme les Indians, je vous aurai traité de fou. Ce continent qui semble si vaste aux yeux de plusieurs avec ces contrés loitaines est rendu mon quotidien. Mon terrain de jeu ont dirait. Ce qui n’était qu’un rêve d’enfance qui semblait irréalisable le devient lentement mais surment. Cette semaine, c’est le Minnesota avec la ville de St. Paul/Minneapolis (d’où je vous écris), le North Dakota, l’état du Washington avec Seattle ainsi que l’Oregon avec la ville de Portland qui seront coloriés sur ma petite carte de l’amérique du nord.
Ce n’était et c’est toujours un rêve de p’tit cul puisqu’il restera le South Dakota, l’Arkansas, l’Alabama, le Mississipi, la Louisiane, le mytique «B-C» où j’ai de la misère à pouvoir aller et Terre-Neuve à découvrir. Je n’abandonne pas le projet d’un jour découvrir les contrés nordiques que sont l’Alaska (rêve de plusieurs sinon tous les camionneurs) et les territoires canadiens que sont le Yukon, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest mais disons qu’ils sont plus difficilement réalisable. L’important dans tout ça est de garder ses rêves en objectifs, ont ne sait jamais quand ils vont se réaliser. Et il est faux de croire que le tout se fera sans embûche. C’est ce que je m’évertue à dire quand je rencontres des groupes de futurs chauffeurs de camions et j’aimerais faire de même si un jour je venais qu’à donner des conférences devant des groupes de jeunes. Mon rêve n’était pas forcément de devenir camionneur, mon rêve était de parcourir l’amérique, «manger de l’asphalte». Je sais, je le répète souvent. Mais c’est tellement vrai. Que ce soit de devenir astronaute ou plombier, les rêves réussissent à nous garder en vie. Il n’est jamais trop tard pour les réaliser, plus ont attend, plus long et plus gros sera le regret de ne pas l’avoir fait «avant».
Foncez, c’est tout ce que j’ai à dire et ne laissez personne vous découragez…