Y me vole mes histoires de blog!
Mais non, en fait mon nouveau coéquipier vient tout juste de se partir un blog à son tour, question de vous raconter nos aventures vu d’un autre oeil. Je vous invites à visiter son blog non seulement pour l’encourager mais en même temps, en étant un nouveau blogueur il aura certes plus d’inspiration que moi.
La première histoire qu’il à écrite est notre récente traversée aux douanes américaines de Détroit au Michigan. Sans vous dévoiler le punch, je vous invites à lire l’histoire ici et je vous donnerais quelques précisions dans les prochaines lignes sur le pourquoi je lui disais de remonter sa vitre.
****ATTENTION je dévoiles les coulisses!****
Détroit est une des villes américaines où le taux de criminalité est le plus élevé. Le chômage élevé des dernières années, les différentes ethnies présentes (latinos, noirs américains, etc) n’aidant pas la cause de même que la récession économique américaine. Les douanes et le pont Ambassador sont situé dans un des plus infectes quartiers de Détroit, Mexicantown. Vous donnez une idée, les douaniers américains, pourtant bien armés, ont peur de sortir de leur petit terrain la nuit et traverser la rue. Si vous appelez les policiers, vous pourriez attendre longtemps, du genre que le soleil se lève, avant de les voir arriver. Et je vous jures, je n’exagère pas.
C’est ainsi donc dans cette atmosphère rassurante, heureuse et pittoresque que nous nous retrouvions. J’ai déjà passé une nuit dans ce quartier, probablement la pire de ma courte carrière de camionneur.
Le 5 mars 2008, à 23:55 je me présente aux douanes canadiennes de Windsor en Ontario avec mes papiers de douanes bien pré-dédouannés, enfin je le penses. Puisque le douanier canadien me dit le contraire et me dit que je dois retourner aux États-Unis afin de contacter mon courtier de douanes et voir le problème avec lui.
Après avoir retraverser les douanes américaines et m’être stationné dans l’endroit prévu à cette fin, juste l’autre côté de la rue du terrain du CBP américain, dans le pire quartier de Détroit je vous le rappel, mon courtier de douanes (UPS pour ne pas les nommer) m’apprends que je devra passer la nuit et attendre au lendemain matin.
Maintenant minuit et 10 minutes, le 6 mars, jour de ma fête, moi qui pensait savourer un délicieux sousmarin du Subway à Tillbury quelques 50 kilomètres plus loin, ayant vraiment faim puisque je n’ai pas manger de la nuit, je me contente de ma canne de Chef Boyardee avec ses délicieux Beefaroni. Disons que j’aurais rêver à mieux. Après ce souper de roi, moi et mon voyage d’acier de quelques centaines de milles de dollars américain tirons les rideaux pour dormir l’esprit tranquille dans le paisible quartier de Mexicantown à Détroit au Michigan.
Maudit que je suis naïf.
2 minutes que je dors, dans un endroit soit disant «sécuritaire», et déjà j’entends 8 coups de feu bien distinct et des crissement de pneus. 2 minutes après les sons distinctif de sirène de police et d’ambulance; un homme vient d’être assassiné à même pas 2 coins de rues de moi.
Moins d’une heure après, le même manège recommence: coups de feu, semi-fusillade et j’apprends le lendemain qu’un homme à été abattu par la police à même pas 1 mile de mon camion.
Paisible Détroit, je vous jures….
Que de bons souvenirs… Parfois il m’arrive de m’ennuyer du bon vieux temps ou j’allais au US, mais certainement pas d’avoir à traverser les douanes, peu importe où!
Bon billet mon cher Boubou!!!
Bonne route!
Ça me fait penser à quand je suis aller avec mon père à Philadelphie, il me dit qu’il y a un gars qui s’est fait tirer dans le bed une semaine avant… disons que ce quartier n’était pas très sécuritaire! Et il ne me lâchait pas d’une semelle.. J’avais 14 ans dans ce temps-là!
Mais maudit que ça fait peur, certains quartiers…
Salut Adélie! Oui disons que «Philie» est assez heavy aussi dépendamment des quartiers. Une autre «belle histoire», une fois je chargeai avec un flatbed des «steel pipes» et l’expéditeur ma chargé assez tard en fin d’après-midi. Comme nous étions en hiver, le soleil s’était couché depuis 16:30. Après avoir attaché mon voyage et mis mes toiles, je suis sorti de la cour pour retourner vers Montréal. C’est à ce moment que j’ai vu la réalité du quartier, les maisons barricadés, des petits attroupements de jeunes adultes peu recommandable et… des souliers pendus aux fils électriques!
Pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire, lorsque vous voyez des souliers pendus aux fils électriques c’est pour délimiter les territoires des gangs de rues. Si il y a une guerre de territoire, vous verrez deux ou plusieurs paires de souliers suspendus au même endroit. Chaque gang possède sa couleur, sa marque ou modèle de soulier pour les distinguer.
Je ne savais pas ça! Tu m’en apprends une bonne ce matin! Ça fait longtemps donc je ne me souviens pas avoir vu des souliers accroché aux fils.
Ça dépend des quartiers comme je dis, certains sont plus recommandable que d’autres mais j’étais, encore une fois, dans un des pires. J’ai vraiment le don de me mettre dans marde!