Les camionneurs expérimentés reconnaîtront leur quotidien dans le prochain texte, ceux étant habitué de parcourir l’Ouest Canadien auront bien quelques ricanements, les autres assissez-vous confortablement dans le siège du passager et attachez votre ceinture, c’est plutôt glissant..
Comme le dit le titre, la première journée de ce périple est disons, assez pénible. Je résumes d’abord très rapidement la début.
Je devais charger mon voyage à London, en Ontario, à 10 heures ce matin. À 10 heures tapant, j’étais présent sur place, entrain de faire le «check in» comme ont dit dans le jargon et ont me donna la porte où reculer ma remorque. Rien de bien excitant ni d’inhabituel. Vers midi, remarquant que je ne «shakais plus» (mouvement de va et vient dans la remorque avec un chariot électrique), je me dirige vers l’expédition pour voir si ils ont fini. Ont me dit qu’ils ont des problèmes et que ça va prendre plus de temps que prévu. Je retourne donc faire une sieste qui finalement s’éternisera jusqu’à 16:30.
Disons que ça commence bien le voyage, moi qui voulait pas rouler de nuit et au plus tard me coucher à minuit, je me retrouve avec près de 3400 kilomètres à faire 3 jours et demi. Faisable mais pas trop de temps à perdre, moi qui voulait me rendre le plus près possible de Thunder Bay en Ontario (près de 1500 kilomètres) et planifiant de me coucher quelque part entre Sault Ste Marie et Nipigon (toujours en Ontario), je me voyais forcer de rouler une bonne partie voir toute la nuit.
Je fais le plein de carburant, le plein de provisions pour mon quart de travail, envoie quelques messages satellites au bureau, obtiens la confirmation de mes rendez-vous, et hop ont décolle. 45 kilomètres plus tard, bang! Pogner dans le traffic d’un accident, autoroute fermée! Ça dure une trentaine de minute avant de pouvoir reprendre une vitesse de croisière, aumoins à l’heure qu’il est rendu, Toronto se traverse sans toucher aux freins ni ralentir.
Ma plus grande inquiétude dans ce voyage est la météo et les conditions routières qui y seront reliées tout le long du voyage. Le nord de l’Ontario, avec ses Grands Lacs, est réputés pour avoir une météo changeante et difficile en hiver. Les blizzards, les froids sibériens (ont parle de températures oscillant les -20°C à -45°C incluant le facteur vent), les tempêtes de neige ne sont pas étrangère à cette période de l’année.
Je réussi à traverser la 400 entre Toronto et Sudbury sans problème, en plein forme puisque j’ai eu amplement le temps de me reposer dans l’après-midi. C’est passer un peu Sudbury que la météo commence à faire des siennes, d’abord une petite neige fondante innocente, suivi d’une neige toute aussi «fine» pour finir avec une route enneigée, probablement glissante mais surtout incertaine pour un étranger comme moi. Je n’ai pas énormément d’expérience sur la 17 l’hiver (et ceux qui connaissant bien le coin, ont me dit que la 11 n’est guère mieux par moment, juste moins pire), je ne connais donc pas le coin, la prudence est de mise. Par contre ça circule relativement bien par endroit et c’est même complètement dégagée alors je réussis à rouler mon 90 km/h sans trop de peur.
Je finis par arrêter à Nairn Center, manger un «morceaux» et faire «une vidange», boire d’un coup ou presque un café devant l’officier de police provincial de l’Ontario qui me regarde d’un air croche en se demandant si je suis fatigué ou non (ce qui n’est pas le cas, le café n’était juste pas très chaud et j’avais soif) puis je retournes derrière le volant en me demandant avant «Je continues ou non» en voyant que la route ne s’est pas vraiment amélioré. 2 kilomètres plus loin je regrettais déjà mon choix.
Je dirais pas que les conditions étaient «médiocres», elles n’étaient certe pas «belle», elles étaient disont «passable» du genre «Si ta pas à sortir, reste donc chez vous» ou encore «Ça va aller plus vite en Ski Doo».
Ma courte expérience de conduite hivernale me reviens quand même rapidement. Rien ne presse, je prends mon temps, m’ajuste aux conditions et je continues sans cesse de me demander «C’est tu glissant, ben glissant ou correct». Une seule façon de le savoir, écrasez les freins et regarder dans le mirroir si la remorque décide de venir nous dire «bonjour» en avant de nous. Ben non, je l’ai pas fait. Par contre, je me rappelais les conseils de mon prof à l’école «flatte les brakes». Je peux vous dire que je les flattais, je me souviens même pas d’avoir déjà flatter une fille aussi doucement que ça, c’est peu dire.
Ce qui est le plus stressant, dumoins pour moi, c’est quand ont voit pas la maudite ligne du centre. Parce que évidemment, la 17 (comme la 11) qui est notre belle Trans-Canadienne, n’est pas une autoroute à voie séparée, mais bien «à rencontre». Par moment j’en venais qu’à ne plus savoir si j’étais dans ma voie, dans la voie opposée, «à cheval» sur les deux ou bien sur l’accotement. Mais encore plus stressant, un «whiteout». C’est quand tout est blanc devant vous et que vous ne voyez que du blanc mais surtout, avez l’impression que vous êtes entrain de perdre le contrôle et vous dirigez dans le lac juste devant vous, après la courbe. Ça, c’est stressant. Et pas question de mettre les freins au fond, meilleur moyen d’aller visiter le foutu lac!
Je finis par avoir ma réponse au sujet de la route, si c’est glissant ou non, quand je vis au loin un véhicule dans le fossé et un autre sur l’accotement. C’est plutôt rare que j’arrête prêter assistance, mais quand je le fais c’est dans conditions comme celle-ci: route au milieu de nulle part, météo pas terrible et conditions routières incertaines. Évidemment si je vois qu’il y a potentiellement des blessés et que les secours ne sont pas arrivés, j’arrête. Alors j’arrête, me dirige vers les automobilistes et m’informe de la situation, heureusement pas de blessé mais leur cellulaire à flanché. Alors j’aurai pas arrêter pour rien…
Encore une fois, petite perte de temps mais qui aura quand même valu la peine, encore une petite heure de route et Sault Ste Marie se pointera à l’horizon. Pas vraiment fatiguer, mais le sommeil viendra, de toute façon les conditions routières me fatigueront bien rapidement et le prochain arrêt que je connais se trouve à 300 kilomètres d’ici alors vaut mieux s’arrêter et repartir vers midi, fraîchement reposé en espérant que Dame Nature me la donnera plus facile pour ma dernière étape en Ontario, mon objectif de demain étant de me rendre à Winnipeg au Manitoba, qui se trouve à un peu plus de 1300 kilomètres d’ici, soit la limite légale que je peux rouler en une journée au Canada…
Si aumoins je peux sortir de l’Ontario, je vais être content…
Eille Boubou en millage ca aurait été plus court passé par Cochrane,ont et ma te dire que la route est mieux entretenue dans ces coin la le boutes que tu va avoir a faire entre le sault et Nipigon ,ont tu vas le trouver ruff si il fait pas beau …aller bonne route
J’ai hâte de lire la suite.Je sais que cette route en hivers est pas très fameuse ,pour l’avoir fait(dans le siège du passager).
Non mais quel chanceux que tu es. Moi aussi j’ai hâte de lire la suite.
Salut!,Moi aussi,comme Doum de victo,j’aurais opté pour la 11,surtout en hivers!Peut-etre un peu plus long en milage à partir de toronto,mais tu le regagne en temps et en fuel economy,car la 11,2h passé north bay ,est planche jusqu’a longlac…Deplus,tu t’éloigne des grand lacs et des micro climat qui viennent avec.
Bonne route.
Bonjour Éric et bienvenue chez nous! Effectivement, si ça serait à recommencer je passerai «par en haut», je croyais que je me rallongerai mais tout le monde me dit la même chose, alors prochaine fois je vais le savoir! Aumoins j’ai pas eu trop «de marde» par après donc je peux dire que ça bien été alors que semble-t’il pour avoir parler avec deux gars de Transport Léger ils ont eu droit a un bordel blanc entre Hearst et Cochrane (pu certain si c’était Cochrane ou Kapukasing..), probablement la tempête que j’ai eu droit entre Sudbury et Sault Ste-Marie..
Ouin c’est mieux par en haut, pis y’a plus de spot pour t’arrêter aussi (pour ceux et CELLES comme moi qui pissent pas sur les pneus tsé
) Moi la pire merde je l’ai pogné entre Toronto et North Bay sur la 400 à mon dernier Ouest Canada. C’était l’ENFER la route a été fermé pendant plusieurs heures. Pour te dire, ça nous à pris 55h pour traverser l’Ontario. Quelle horreur!!!